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Adieu les muscles ? Le grand malentendu du jeûne

  • Photo du rédacteur: Claire
    Claire
  • 26 févr.
  • 2 min de lecture

C’est l’une des peurs les plus tenaces. « Si je ne mange pas pendant une semaine, je vais fondre. Mes muscles vont disparaître. Je vais devenir mou. »


Cette crainte paraît logique. Après tout, si l’on ne fournit plus de protéines au corps, il va bien devoir aller les chercher quelque part. Et les muscles semblent être le premier réservoir évident.

Sauf que la physiologie humaine est infiniment plus subtile que cette intuition.


Lorsque l’on entre en jeûne, le corps ne panique pas. Il s’adapte. Il bascule dans un mode métabolique ancien, programmé par des millénaires d’évolution. Nous ne sommes pas conçus pour un flux alimentaire continu. Nous sommes conçus pour l’alternance.


La première réponse du corps n’est pas la destruction musculaire. C’est l’activation hormonale.

Les travaux de Nørrelund et al. (2001) ont montré qu’en situation de jeûne, la sécrétion d’hormone de croissance (HGH) augmente de manière significative. Or cette hormone joue un rôle clé dans la préservation de la masse maigre. Elle limite la dégradation des protéines musculaires et favorise l’utilisation des graisses comme source principale d’énergie. Autrement dit : le corps protège ses tissus fonctionnels et mobilise ses réserves énergétiques.


Parallèlement, le jeûne stimule la production d’adrénaline et de noradrénaline. Contrairement à l’idée d’un organisme qui « s’éteint », le métabolisme ne s’effondre pas lors d’un jeûne court. Les travaux de Zauner et al. (2000) ont observé que la dépense énergétique de repos peut se maintenir, voire légèrement augmenter, sous l’effet de la réponse catécholaminergique. Le corps entre en mode chasseur-cueilleur : vigilant, mobilisé, prêt à agir.

C’est un point fondamental. Un organisme en situation de survie ne détruit pas ses muscles en priorité. Il protège sa capacité à se déplacer, à chercher, à fuir, à vivre.


Et qu’en est-il sur le terrain ?

Les études observationnelles menées à la clinique Buchinger Wilhelmi, référence internationale du jeûne encadré, montrent que lors de jeûnes thérapeutiques conduits dans un cadre structuré, la force musculaire est globalement préservée. La perte de poids observée provient majoritairement de la masse grasse, et non d’un effondrement fonctionnel.

C’est également ce que l’on constate dans la pratique : lorsque le jeûne s’accompagne d’une activité douce – marche, mobilité, respiration – le corps reste tonique. Il s’allège, mais ne s’affaisse pas.


La peur de « perdre ses muscles » repose sur une vision statique du corps. Or le corps est dynamique. Il priorise. Il choisit. Il hiérarchise. Il brûle ce qui est stocké pour être brûlé. Il conserve ce qui est vital pour fonctionner.


Évidemment, cela concerne un adulte en bonne santé, dans un cadre adapté. Le jeûne n’est pas une compétition ni une privation punitive. Il est une transition métabolique.

Alors non, une semaine de jeûne ne transforme pas un corps en silhouette fragile. Elle révèle plutôt une intelligence biologique que nous avons oubliée.

Le corps n’est pas imprudent.

Il est stratégique.

Références scientifiques

Nørrelund H. et al., 2001 — Augmentation de l’hormone de croissance et préservation de la masse maigre lors du jeûne.

Zauner C. et al., 2000 — Maintien de la dépense énergétique de repos et réponse des catécholamines pendant le jeûne.

Études observationnelles — Clinique Buchinger Wilhelmi : préservation de la fonction et de la force musculaire lors de jeûnes encadrés.

 
 
 

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Claire vous accompagne pour un séjour de jeûne et randonnée au Pays de Duras. Conçu comme une bulle de bien-être, celui-ci a été conçu pour toute personne à la recherche d’harmonie et d’allègement physique et mental.

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