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Binge Eating

  • Photo du rédacteur: Claire
    Claire
  • 26 févr.
  • 2 min de lecture

On parle beaucoup de restriction. On parle peu de l’excès. Et pourtant, notre époque n’est pas celle du manque, mais celle de la surabondance.


Le binge eating — ou hyperphagie — n’est pas simplement “trop manger”. C’est un moment de perte de contrôle. Une ingestion rapide, souvent massive, accompagnée d’un sentiment d’urgence, puis de culpabilité. Ce n’est pas une question de gourmandise. C’est un dérèglement.


Physiologiquement, notre cerveau n’a jamais été conçu pour résister à une disponibilité alimentaire permanente. Pendant des millénaires, l’être humain alternait abondance et disette. Les circuits dopaminergiques se sont construits pour valoriser la rareté, pas l’accès illimité. Aujourd’hui, le sucre, le gras et le sel sont disponibles à toute heure. Ultra-stimulants. Ultra-palatables. Ultra-présents.


Le binge eating s’inscrit souvent dans un contexte de stress chronique. Le cortisol perturbe la régulation de l’appétit. L’insuline fluctue. La leptine et la ghréline — hormones de la faim et de la satiété — perdent leur finesse. Le corps ne sait plus très bien quand il a assez.

Il y a aussi la dimension psychologique. La restriction cognitive — “je ne dois pas manger ça” — crée une tension. Et toute tension appelle une rupture. Plus on contrôle, plus le risque de débordement augmente. C’est un phénomène bien documenté en psychologie comportementale.


Ce qui est frappant, c’est que le binge eating apparaît dans une société où l’on mange plus que jamais… mais où l’on est paradoxalement de plus en plus déconnecté de ses signaux internes. On mange par fatigue, par anxiété, par ennui, par habitude. Rarement par faim réelle.


Dans ce contexte, le jeûne — lorsqu’il est encadré et réfléchi — peut agir comme un reset physiologique et perceptif. Il ne s’agit pas d’une punition ni d’une compensation. Il s’agit de redonner de la lisibilité aux signaux corporels. Retrouver la sensation de faim vraie. Redécouvrir la satiété. Sortir du bruit alimentaire permanent. Et surtout, il permet au microbiote de se régénérer et d'apaiser certains troubles psychologiques qui induisent le Binge Eating.


Bien sûr, le jeûne ne s’adresse pas à tout le monde, notamment en cas de troubles du comportement alimentaire avérés. Mais il rappelle une chose essentielle : notre corps sait réguler. À condition qu’on lui laisse l’espace pour le faire.


Dans une époque d’excès, la question n’est peut-être pas “pourquoi je ne me contrôle pas ?”Mais plutôt : “dans quel environnement ai-je placé mon cerveau ?”

 
 
 

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A PROPOS​​

Claire vous accompagne pour un séjour de jeûne et randonnée au Pays de Duras. Conçu comme une bulle de bien-être, celui-ci a été conçu pour toute personne à la recherche d’harmonie et d’allègement physique et mental.

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