La préhistoire : comment nos ancêtres mangeaient vraiment (et pourquoi le jeûne est naturel)
- Claire

- il y a 8 heures
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Pendant 99 % de son histoire, l’humanité a vécu dans la rareté.Pas de supermarchés. Pas de livraison à domicile. Pas de collations
pourtant, nos ancêtres n’étaient ni faibles, ni épuisés, ni constamment affamés. Alors comment mangeaient-ils vraiment ? Et surtout : qu’est-ce que cela nous apprend sur le jeûne aujourd’hui ?
Notre génétique est calibrée pour l’alternance
L’anthropologue Herman Pontzer, dans son livre Burn (2021), explique que notre métabolisme a été façonné pendant des centaines de milliers d’années par un rythme simple :
Chercher sa nourriture → manger → jeûner → recommencer.
Notre génétique n’a pratiquement pas changé depuis la préhistoire.Ce qui a changé, c’est l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons dans une abondance permanente avec un corps conçu pour la savane.Autrement dit : nous sommes biologiquement adaptés à l’alternance, pas à l’alimentation continue.
La faim rendait-elle nos ancêtres faibles ?
Contrairement aux idées reçues, la restriction alimentaire ne rendait pas les humains « mous ». Le neuroscientifique Mark Mattson (Johns Hopkins) a montré que le jeûne stimule les facteurs neurotrophiques du cerveau (BDNF), favorisant vigilance et performance cognitive. D’un point de vue évolutif, cela a du sens :si l’absence de nourriture rendait l’humain fatigué et confus, il n’aurait jamais pu chasser, migrer ni survivre.
La faim n’était pas un handicap.C’était un moteur biologique.
Ce que mangeaient réellement nos ancêtres
Les fruits modernes n’existaient pas. Les recherches génétiques (Axelsson et al.) montrent que les fruits sauvages étaient : beaucoup plus petits, très fibreux et peu sucrés.
La « pomme » préhistorique ressemblait davantage à une petite baie qu’à une Golden bien juteuse. L’alimentation était composée de baies sauvages, de tubercules, de racines, de noix, parfois du miel et de la viande lorsque la chasse réussissait
Les repas n’étaient ni quotidiens ni réguliers.
De quoi mouraient les hommes préhistoriques ?
On imagine souvent qu’ils mouraient de faim.Les travaux de Chris Stringer et d’autres paléoanthropologues montrent une réalité différente. Les principales causes de mortalité étaient des infections suite à des blessures, des accidents, des prédateurs ou des conditions climatiques extrêmes. La sous-alimentation chronique n’était pas la cause dominante. Le corps humain est conçu pour supporter des périodes sans manger.
Leur morphologie : la norme biologique humaine
Les études sur les chasseurs-cueilleurs contemporains (comme les Hadza étudiés par Pontzer) montrent : une faible masse grasse, une musculature fonctionnelle et une grande mobilité. C’était la norme biologique humaine :un corps sec, efficace, adapté à l’effort.
Le jeûne : un retour à notre physiologie ancestrale
Jeûner aujourd’hui ne signifie pas « se priver ».Cela signifie réactiver un programme biologique ancien. Le Prix Nobel Yoshinori Ohsumi (2016) a mis en lumière l’autophagie, un mécanisme cellulaire activé notamment en période de restriction alimentaire.
Lorsque l’on jeûne, on ne fait rien d’« anormal ».On active simplement une capacité intégrée dans notre biologie depuis des millénaires.
Vivre comme nos ancêtres… avec le confort moderne
À La Lune Rose, nos stages de jeûne d’une semaine s’appuient sur cette réalité scientifique et anthropologique.
Il ne s’agit pas de retourner dans une grotte.Il s’agit de recréer l’alternance naturelle : repos digestif, mobilisation des réserves, clarté mentale, douceur, sécurité et accompagnement professionnel
Jeûner, c’est reconnecter avec notre physiologie originelle —mais avec un lit douillet, des tisanes, et un cadre bienveillant.
Conclusion : ton corps sait faire
Tu es le résultat de milliers de générations qui ont survécu en alternant abondance et rareté. Ton corps est programmé pour cela.
Comprendre la préhistoire, ce n’est pas regarder en arrière avec nostalgie. C’est comprendre comment fonctionne réellement notre métabolisme aujourd’hui. Et parfois, retrouver l’équilibre passe simplement par le fait de…laisser le corps faire ce qu’il sait faire.





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